Vers la suppression du crédit revolving ?

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Vers la suppression du crédit revolving ?

Dans un contexte de morosité économique, la baisse du pouvoir d’achat est d’actualité en France. Le crédit revolving, censé être un dispositif de secours est devenu un objet de controverse. Le gouvernement Ayrault prévoit ainsi d’apporter des réformes afin de remédier à la situation.

Principe du crédit revolving

« Crédit revolving » ou « crédit renouvelable », c’est le nom d’un dispositif de crédit créé par le système bancaire. Son principe consiste à mettre à la disposition de l’agent emprunteur un montant d’argent renouvelable en totalité ou partiellement à mesure que la somme due est remboursée. Cependant, le crédit revolving pourrait amener à une situation de surendettement en raison notamment du niveau de leur taux qui est extrêmement élevé.

Crédit renouvelable et législation

Le crédit renouvelable est régi par la loi Lagarde et le Code de la consommation. Récemment, quelques amendements ont été apportés sur les conditions d’application du dispositif. Dans ce cadre, la durée des crédits a été raccourcie et les différents avantages commerciaux liés à la souscription ont été supprimés. Avec cette réforme de la loi Lagarde, la production de crédits renouvelables a connu une contraction importante en France. Dans le même temps, plusieurs contrats de prêt ont été résiliés. La part des crédits revolving est passée de 40 % à 32 % sur la période 2009-2012 selon une publication de l’Association française des sociétés financières. Malgré cela, le taux de surendettement est ressorti stable au cours de la période avec un léger recul de 2 %.

Entre suppression et encadrement

Face à tous ces problèmes, le ministre chargé de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur, Benoît Hamon affirme que des mesures vont être prises d’ici l’année prochaine. À cet effet, le gouvernement prévoit deux solutions : soit supprimer définitivement le crédit revolving, soit l’encadrer. La décision finale du ministère sera connue d’ici la fin de l’année.  L’ancien dispositif continuera de fonctionner jusque là. Toutefois, il sera soumis à la surveillance des observateurs dont notamment, l’association des consommateurs et les législateurs. La nouvelle législation entrera probablement en vigueur dès janvier 2013.

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